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- PORTRAIT D'EXPERT -

Maison Sapir : le bijou est un art majeur !

RÉALISÉ PAR KYRA BRENZINGER, RÉDACTRICE EN CHEF

Emanuel Levy, partenaire de 58 Facettes et fondateur de la Maison Sapir, nous dévoile sa passion pour les bijoux, ses coups de cœur et les dernières tendances.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Emanuel Levy : J’ai un parcours singulier comme c’est souvent le cas dans cette profession. En même temps que mes études en école de commerce, j’ai suivi un cursus en histoire de l’art sans avoir particulièrement d’idées en tête. Ensuite, j’ai fait mes armes sur le terrain au sein de maisons de ventes aux enchères notamment aux côtés de Maître Enora Alix qui m’a transmis sa passion du bijou. En parallèle, j’ai passé mes diplômes de diamantaire au HRD d’Anvers et j’ai suivi des cours de dessin techniques de bijoux et de gemmologie à l’école Boulle pendant 3 ans.

Pourquoi avoir créé votre galerie Maison Sapir en 2017  ?

Emanuel Levy : Avoir une galerie permet de donner à voir des bijoux qui sont le reflet de votre personnalité, de votre goût. C’est aussi, plus prosaïquement, un lieu qui leur sert d’écrin et nous permet de recevoir nos clients. Je travaille avec ma femme Eva et nous sommes installés en face de la Maison de la Poésie dans le passage Molière dans le 3ème arrondissement de Paris. Ce passage est un lieu qui nous parle, il est beau et touchant sans être surfait. Le nom de la galerie Sapir évoque le saphir qui est une pierre que j’aime tout particulièrement. C’est aussi l’anagramme de Paris ce qui n’est pas pour me déplaire. 

Quelle est votre période de prédilection dans le bijou ancien ?

Emanuel Levy : J’ai un penchant pour les bijoux de l’entre-deux-guerres. Les grands créateurs comme Boivin, Belperron, Jean Després, Templier ou encore Dunand côtoient le meilleur de ce qu’a fait Cartier ou Van Cleef & Arpels. Il y aussi des maisons moins connues du grand public, mais non moins prestigieuses comme Lacloche, Janesich, Ostertag, Dusausoy ou Marzo qui ont considérablement apporté à la joaillerie, en matière de styles comme de techniques joaillières. Le style, la technique et l’audace de certains bijoux pendant les années 1930 élèvent vraiment la joaillerie au niveau d’un art majeur. 

Quel est l’avantage pour un client de passer par un expert ?

Emanuel Levy : Dans le but de vendre ou simplement pour faire estimer ses bijoux, passer par un expert garantit que les choses seront faites en bonne et due forme. Nous sommes aussi plus au fait des dimensions fiscales et patrimoniales qui interviennent, lors de la cession ou la transmission d’un écrin important. En tant qu’expert, je peux également réaliser des inventaires de bijoux ou mener l’ensemble des démarches pour faire analyser les gemmes et fournir des certificats. Cela peut permettre d’avoir de vraies garanties auprès des assurances le cas échéant. 

Quels sont les critères pour évaluer un bijou ?

Emanuel Levy : Vaste question ! Avant tout, vous avez la valeur intrinsèque du bijou constituée de la valeur des métaux précieux et des pierres qui le composent. Ensuite et c’est beaucoup plus complexe à estimer, le savoir-faire de l’artisan donc la technique, l’époque, la signature et parfois la provenance vont apporter une réelle plus-value à celui-ci. Et quand tout est là, alors on a affaire à un bijou exceptionnel !

Pouvez-vous nous dévoiler les dernières tendances dans le marché du bijou vintage ?

Emanuel Levy : Au-delà de la forte demande des bijoux Belle-Epoque et Art déco qui existe depuis un moment maintenant, plusieurs nouvelles tendances émergent actuellement : L’or jaune fait son grand retour. Les importants bracelets et colliers en or jaune des grands chaînistes des années 1950 à 1980 sont aujourd’hui à la mode. Je suis très heureux de la redécouverte du travail de la maille qui peut-être empreint de virtuosité aussi bien au XIXème siècle que pendant les années vintage. Le marché pour ces bracelets est principalement localisé Outre-Atlantique. Autre tendance : Les bijoux XIXème, qui ont été négligés pendant longtemps car considérés comme importables, ont le vent en poupe. Les trembleuses, les châtelaines et même les tiares sont maintenant la chasse gardée des collectionneurs asiatiques. Enfin, on constate le retour des médailles porte-bonheur et autres gris-gris. Que ce soit les belles médailles Art nouveau au décor fleuri ou celles des années 60 de chez Augis, ces bijoux retrouvent leur place dans les écrins des jeunes femmes d’aujourd’hui. On les porte en accumulation de façon décontractée sur des bracelets et bien sûr en pendentif.

Quel est votre dernier coup de cœur ?

Emanuel Levy : Je propose sur le site 58 facettes une belle bague Chanel chevalière, probablement réalisée par le créateur Lorenz Bäumer dans un style rappelant les formes de l’Art déco, ornée d’une citrine et de cabochons de jade. Je trouve que cette bague est indémodable et qu’elle a un charme fou !

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