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 L’Arc jurassien : le berceau de l’horlogerie française

L’Arc jurassien : le berceau de l’horlogerie française

Véritable épicentre de l’horlogerie “made in France”, l’Arc jurassien façonne depuis des générations une tradition où le temps se travaille avec rigueur, passion et inventivité, offrant à la France son territoire d’excellence et d’authenticité horlogère. Découvrez dans cet article les marques françaises d'horlogerie à connaitre.

 

 

L’Arc jurassien expliqué : un territoire, une culture, une tradition du temps

L’Arc jurassien désigne ce territoire d’altitude qui s’étend du nord du département du Doubs, en passant par le Haut-Doubs, le Jura et jusqu’à la ville de Besançon. Il forme “l’autre” grande patrie mondiale de l’horlogerie, côté français, à la frontière des cantons suisses horlogers (Le Locle, de La Chaux-de-Fonds et de la Vallée de Joux)

En France, plusieurs villes sont devenues des pôles légendaires de l’industrie du temps : Morteau et Villers-le-Lac (berceaux de la haute tradition artisanale et du mouvement “franc-comtois”), Charquemont (fief de la fabrication de bracelets et boîtiers), Morez et Morbier (célèbres jusqu’au début du XXᵉ siècle pour leurs horloges comtoises), sans oublier Besançon, la capitale culturelle et industrielle de l’horlogerie française. Elles concentrent près de 1000 emplois, soit plus de 50% des emplois de l’horlogerie française.


Source : site web de l'Arc Jurassien

C’est ici, dans ces vallées encaissées, que la rigueur du climat - avec ses hivers longs propices à un travail minutieux en atelier - a poussé dès le XVIIIᵉ siècle paysans et ouvriers à inventer une horlogerie de complément, puis à perfectionner une filière d’excellence.

Ils se spécialisent dans la production des pièces et des mécanismes, tandis que Besançon devient dès le milieu du XIXᵉ siècle le centre nerveux de l’industrie horlogère française. L’Arc jurassien s’imprègne d’une vraie culture industrielle : le savoir-faire du métal, la culture de la pièce “faite main” et perpétue l’excellence du geste horloger. 

Des villes comme Besançon ou Morteau, demeurent synonymes de tradition horlogère française  : elles abritent ateliers historiques et jeunes pousses, écoles, sous-traitants, et incarnent la vitalité d’un patrimoine artisanal sans égal face au géant suisse voisin.

 

Les maisons emblématiques du cœur de l’Arc jurassien français

Lip, l’horloger français qui dessine le temps 

Fondée à Besançon en 1867 par Emmanuel Lipmann, Lip s’impose, au fil du XXe siècle, comme l’incarnation même de la montre du quotidien français, symbole de robustesse, d’élégance et d’innovation. La maison connaît l’apogée de sa renommée grâce à des modèles iconiques : la T18, portée par le Général de Gaulle et offerte à Winston Churchill lors de la Libération, mais aussi la mythique Himalaya, choisie pour l’expédition de l’Annapurna par Maurice Herzog - toutes deux devenues des références absolues, associant fiabilité et raffinement intemporel.

Précurseur dans l’industrie, Lip révolutionne l’horlogerie hexagonale dès les années 50-60 grâce à ses mouvements électriques novateurs, notamment avec la légendaire Electronic. Dans les années 1970, la marque s’illustre encore en repoussant les limites du design : la Mach 2000, dessinée par Roger Tallon, étonne par sa forme asymétrique, ses boutons colorés et son esthétique avant-gardiste, devenant une icône auprès des artistes comme des amateurs de montres de caractère.

Mais Lip est aussi au cœur de l'histoire sociale : les luttes ouvrières et les slogans sont gravés dans la mémoire collective : "C’est possible, on fabrique, on vend, on se paie" et témoignent de l’esprit combatif et de l’attachement relatifs la marque. Aujourd’hui, Lip perpétue cet héritage : elle réédite ses modèles phares, assemble toutes ses collections à Besançon, et garantit ainsi une authenticité patrimoniale et la qualité d’un véritable "Fabriqué en France".

L’univers Lip s’exprime au travers d'autres lignes emblématiques : la Nautic 666, taillée pour les sportifs et les amoureux du grand large ; la Type 14, hommage aux avions de chasse français ; la Rallye, surgie de la passion de Fred Lip pour la mécanique de précision et le sport automobile.

Engagée bien au-delà de l’horlogerie, Lip soutient aujourd’hui de jeunes athlètes français, agit en tant qu’Horloger Officiel de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France et s’associe à des projets environnementaux comme l’Expédition 7e Continent. La marque met aussi à l’honneur de jeunes talents et ambassadeurs (Mathis, champion cycliste, Armand, aviron, et Robin Bar, photographe amoureux de la nature).

Riche d’une multitude de prix de chronométrie et de distinctions, Lip incarne l’alliance du génie créatif, d’une innovation constante, d’une robustesse éprouvée et d’un esprit accessible et engagé. Résolument tournée vers l’avenir, elle n’a jamais renoncé à la force de son histoire, ni à l’affirmation singulière de son identité.


 

Yema, des montres pensées pour des héros  

Née en 1948 sur les rives du Doubs, Yema incarne la quintessence de l’horlogerie d’exploration à la française, associant un héritage bisontin à l’audace du défi technique et à l’esprit d’aventure. Dès ses premières années, la marque se distingue par le développement des premiers calibres automatiques français, puis par l’adoption fulgurante de ses montres-outils auprès des professionnels et passionnés : la Superman, lancée en 1963, repousse les limites de l’étanchéité (300 mètres), séduit la Marine nationale, les sauveteurs-plongeurs et les amateurs du monde entier par ses innovations : lunette à blocage, couronne vissée, robustesse supérieure.

Fière de son ADN multi-disciplinaire, Yema se fait un nom sur tous les terrains d’exploits et de vitesse : la Rallygraf accompagne Mario Andretti lors de victoires mythiques, tandis que la Yachtingraf devient le partenaire idéal des skippers sur les courses transatlantiques. Les routes aériennes ne sont pas en reste : la Flygraf équipe pilotes et navigateurs, la Spacegraf décolle lors des missions Ariane dans les années 1980 – une montre française sur orbite, qui portera même la signature de Jean-Loup Chrétien, premier spationaute français.

Portée par l’ingénierie locale et la famille Bôle (3e génération), Yema réalise aujourd’hui un véritable retour à ses racines : conception, prototypage, tests et assemblage sont à nouveau assurés dans ses ateliers de Morteau, berceau du savoir-faire horloger comtois. L’ambition ? Rendre l’innovation et la tradition accessibles via des mouvements “in-house” (Micro-Rotor, YEMA2000, complications spécifiques), et des éditions spéciales pensées avec des professionnels : Armée de l’Air & de l’Espace, Marine Nationale, explorateurs modernes et sportifs de l’extrême.

Animée par la devise historique "Time of Heroes " qui, vit dans chaque création : des partenariats avec l’Armée de l’Air & de l’Espace, la Marine Nationale, jusqu’aux collaborations avec des explorateurs et sportifs contemporains, la marque réaffirme chaque jour son identité de “French Watchmaking Mission” pour tous les aventuriers, explorateurs, pilotes, astronautes… et passionnés de belle horlogerie.

Elle chérit la transmission des valeurs françaises d’aventure, d’exigence et de rigueur, tout en œuvrant à la réindustrialisation horlogère locale et à la valorisation d’un patrimoine qui rayonne désormais aux quatre coins du globe.

 

Les montres Herbelin : “Dessiner demain sans jamais trahir hier”

L’histoire de Michel Herbelin débute à Charquemont, au cœur du massif du Jura, en 1947, dans un contexte de pénurie d’après-guerre où le jeune horloger, passionnée de mécaniques, de précision et insatisfait des standards de l’époque, refuse de céder aux facilités de la production de masse. A 26 ans, il décide de fonder son propre atelier au dernier étage de la maison de ses parents. Dès le départ, il conjugue audace artisanale et attachement au “made in France”, en s’appuyant sur les compétences d’un réseau local de fournisseurs horlogers, français comme suisses, et pose ainsi les bases d’une manufacture exigeante, fière de ses racines jurassiennes.

Ainsi, toutes les montres Herbelin sont dessinées, assemblées à la main et contrôlées dans les ateliers de Charquemont, avec la même quête d’excellence artisanale : créer des pièces pensées pour durer, fidèles à un ADN régional riche de plus de 75 ans de passion et d’indépendance.

Dès les années 1980, les fils du fondateur, Jean-Claude et Pierre-Michel assurent la relève. La Maison connaît un franc succès avec la collection Newport, des montres au  inspirée du nautisme, devenue la signature de la maison, elle se distingue par sa lunette évoquant les hublots, ses cornes droites inspirées des voiliers, ses aiguilles ajourées, et une variété de cadrans, d’index et de couleurs inspirés du grand large. Ces montres séduisent aussi bien la clientèle française qu’internationale et symbolisent l’élégance discrète à la française.

Aujourd’hui, ce sont Maxime et Mathieu Herbelin, petits-fils du fondateur, qui dirigent la marque, en étroite collaboration avec deux compagnons de cœur de la famille. Leur objectif : faire rayonner l’élégance, le raffinement et l’héritage horloger français sans compromis.

Désormais, la marque innove avec des collections comme Cap Camarat, au boîtier coussin résolument vintage du style des années 70, ou encore Antarès, célèbre pour ses bracelets interchangeables qui permettent aux femmes de varier styles et couleurs avec une seule montre : une idée originale, saluée pour son côté pratique et tendance.

La maison cultive également un esprit de partenariat et d’excellence en choisissant ses ambassadeurs : le charismatique Aurélien Ducroz, double champion du monde de ski freeride et marin de haut niveau, incarne la passion, la polyvalence et le dépassement de soi propres à Herbelin. Côté art de vivre, la marque s’associe au mixologue Guillaume Guerbois, créateur du cocktail “Blue is the Newport” pour les 30 ans de la collection phare, soulignant l’alliance entre raffinement à la française, culture, et innovation créative.

En conjuguant ainsi héritage horloger franc-comtois, innovation continue et valeurs familiales, Michel Herbelin s’est imposée comme une ambassadrice majeure de la montre française sur la scène internationale, fidèle à la devise : "dessiner demain, sans jamais trahir hier."

 

Pequignet : la Haute Horlogerie décomplexée 

Fondée en 1973 à Morteau, au cœur du Haut-Doubs, Pequignet est l’unique manufacture de Haute Horlogerie française a être véritablement indépendante ; totalement libre en matière de création et de fabrication. Elle est également reconnue EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant) depuis 2014.

Son histoire débute sous l’impulsion d’Émile Pequignet, autodidacte, qui entame sa carrière en tant qu’artisan, porposant pour la première fois des montres discrètes, élégantes et techniques, ancrées dans l’artisanat régional jurassien, dès les années 1960. 

La marque prend un tournant décisif au début des années 2010 avec la volonté affirmée de redevenir maîtresse de sa mécanique : le pari est ambitieux, mais aboutit au lancement du fameux Calibre Royal en 2011, un mouvement dessiné, usiné, décoré et assemblé intégralement dans ses ateliers de Morteau. Jusqu’à sa création en 2011, il n’existait pas de mouvement mécanique français de manufacture. 

Avec ses 318 composants, le Calibre Royal est reconnu internationalement pour avoir été le premier mécanisme de fabrication française à intégrer de nombreuses complications horlogères dans la même platine (grande date, réserve de marche de 88h, phases de lune, petite seconde) dans une architecture fine, robuste et parfaitement lisible. Ce calibre, nécessitant 279 plans industriels et 150 outillages aboutissant au dépôt de 8 brevets internationaux, fait aujourd’hui la fierté de la collection Rue Royale, qui affiche l’excellence mécanique tout en restant d’une élégance sobre : boîtiers polis, cadrans raffinés, aiguilles dauphines, tout évoque une maîtrise artisanale quasi-confidentielles à l’échelle du secteur. 

Depuis ce succès, Pequignet a trois autres calibres “maison” utilisées pour ses montres haut de gamme : le Calibre Royal® Manuel, version à remontage manuel (100h de réserve de marche, petite seconde à 6h, esprit classique) ; le Calibre Initial®, pensé pour la collection Attitude, optimisé pour la fiabilité (72% de composants français, 65h de réserve, deux brevets dont un système de date semi-instantanée) ; enfin le Calibre Royal® Tourbillon, tourbillon volant d’exception fondé sur la base Royal®, au balancier or massif, finitions artisanales et cage en titane, produit en série très limitée.

En parallèle, Pequignet est également reconnue pour les collections Moorea, reconnaissable à son bracelet grain de riz en acier articulé, innovant et fluide, affirme un “chic décontracté” séduisant, et Equus, elle illustre la passion d’Emile Péquignet pour l’équitation : munie d’index galbés, attaches de bracelet inspirées du harnachement, authenticité du cuir et robustesse rendent hommage à l’autre grande passion comtoise.

En 2023, à l’occasion de ses 50 ans, Pequignet puise dans sa riche histoire pour présenter la montre Concorde, son modèle anniversaire. En 2024, elle dévoile au Watches & Wonders 2024 son premier tourbillon volant, véritable prouesse horlogère hors-norme, destinée aux amateurs de montres françaises de Haute Horlogerie. Disponible à partir de septembre, il sera fabriqué en série limitée à 24 exemplaires.

Accéder à une Haute Horlogerie décomplexée, c’est ce que propose, à sa manière, Pequignet. Entre indépendance créative, exigence technique et élégance contemporaine, la Maison offre une excellence accessible, affranchie des conventions, dédiée aux passionnés en quête d’authenticité et de liberté.

 

Dodane : les montres de pilotes et d'explorateurs

Fondée en 1857 à Châtillon-le-Duc près de Besançon, Dodane incarne plus d’un siècle et demi de passion horlogère, de technicité et d’innovation au service du temps. Dès l’origine, la maison se distingue par sa spécialisation dans la fabrication de chronographes de haute précision et d’instruments de bord, destinés tant aux aviateurs qu’aux forces armées françaises et internationales. Avec ses sièges à Besançon puis Morteau, elle s’inscrit dans la grande tradition mecaniques de l’arc jurassien, fort d’un savoir-faire transmis sans discontinuer sur cinq générations familiales.

L’histoire de Dodane est intimement liée à l’aéronautique et à la défense : dès 1929, la maison est homologuée comme fournisseur officiel par le ministère de la Guerre, contribuant à équiper les avions militaires et civils de chronographes de cockpit - une prouesse technique qui fera sa renommée mondiale. L’un des modèles phares, le Type 21, devient une référence absolue auprès des pilotes de l’armée de l’air, apprécié pour sa robustesse, sa lisibilité et sa fiabilité, aujourd’hui encore prisée des collectionneurs.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, Dodane continue d’affirmer sa légitimité technique : la manufacture développe le chronographe Type 23, étoffe son éventail de montres militaires et civiles, et s’impose comme une valeur sûre de l’instrumentation aéronautique. La famille ne cesse d’innover, expérimentant de nouveaux calibres, de nouvelles complications (compteurs de vol, tachymètres, compteurs Flyback) et des collaborations avec de grands acteurs industriels français et européens.

À l’aube du XXIe siècle, Dodane relocalise une partie de sa production à Morteau, réaffirmant ses racines comtoises, tout en restant attachée à la fabrication et à l’assemblage locaux. L’entreprise demeure 100 % familiale : c’est aujourd’hui Cédric Dodane, représentant de la cinquième génération, qui veille à perpétuer les traditions et l’indépendance de la maison.

La gamme actuelle rend hommage à l’héritage militaire (Type 21, Type 23, Chronographe Flyback) tout en s’ouvrant à un public élargi : chaque montre Dodane, assemblée dans l’arc jurassien et contrôlée selon des standards très stricts, s’adresse aux amateurs exigeants, pilotes professionnels, aventuriers et collectionneurs à la recherche d’authenticité et de robustesse certifiée.

Fidèle à sa devise de précision et d’engagement, Dodane continue aujourd’hui à faire rayonner l’horlogerie française de spécialité : savant mélange de tradition familiale, d’innovation appliquée et d’excellence mécanique, la marque s’affirme comme un maillon essentiel du patrimoine vivant (“Entreprises du Patrimoine Vivant”) de la filière horlogère régionale ; une signature du temps qui traverse les époques sans rien céder à la rigueur ni à l’élégance technique.

 

L.Leroy : Héritière de l’élite horlogère, gardienne de l’innovation jurassienne

Fondée en 1785, L.Leroy occupe une place singulière dans le panthéon horloger français et international. D’abord enracinée à Paris, la maison s’est illustrée comme fournisseur officiel de la Cour, recordman absolu de précision, leader dans la fabrication d’horloges astronomiques et de chronomètres de bord, et partenaire de prestige des plus grands observatoires. Le nom L.Leroy rime ainsi avec fastes de l’Empire, innovations techniques et raffinement artistique, nourri par plus de deux siècles de créativité et d’expertise.

Cette prestigieuse trajectoire a pris depuis le XXIe siècle un nouveau tournant : la maison a choisi de s’installer à Villers-le-Lac, dans le massif du Jura, berceau séculaire de l’horlogerie française. Aujourd’hui, c’est dans ces ateliers du Haut-Doubs, à quelques kilomètres de Morteau, que L.Leroy poursuit son œuvre. Ici, les maîtres horlogers perpétuent un savoir-faire rare en réalisant intégralement, à la main, des pièces hautement compliquées : chronographes Osiris à double rattrapante, chronomètres de marine, montres astronomiques et séries ultra-limités cousues main.

La manufacture L.Leroy allie le goût de la complication à l’exigence du détail : chaque montre ou instrument scientifique est conçu de bout en bout à Villers-le-Lac, profitant du patrimoine artisanal régional pour garantir des finitions manuelles exceptionnelles (côtes de Genève, anglage, perlage), des décors raffinés et des innovations techniques (échappements spécifiques, balanciers de haute stabilité, ajustage ultra fin). La maison s’illustre aussi par la restauration d’archives historiques, mettant en lumière la continuité d’une excellence séculaire adaptée aux enjeux contemporains de haute précision et d’exclusivité.

L.Leroy conjugue la grandeur de son passé parisien à la vigueur créative et technique du Jura français. En s’établissant dans l’arc jurassien, elle réaffirme le rôle de cette région comme épicentre de la haute horlogerie nationale, poursuivant l’exigence d’innovation, d’élégance et d’exclusivité qui font sa renommée internationale. Véritable trait d’union entre histoire, culture et technique, L.Leroy reste aujourd’hui une gardienne très active du temps, du patrimoine et de l’avenir horloger français.

 

UTINAM : la poésie des artefacts horlogers 

Fondée en 1993 par l’inventeur et artiste horloger Philippe Lebru, UTINAM surgit comme une étoile filante dans le paysage de l’horlogerie contemporaine ; défiant les traditions, sublimant la mécanique et réenchantant la lecture du temps. Aux antipodes des standards industriels, l’atelier UTINAM s’est fait connaître pour ses horloges murales monumentales, notamment celle de la gare de Besançon, véritables œuvres cinétiques animant espaces publics et galeries d’art. UTINAM imagine également des horloges de table “squelettes”, où tout le mécanisme apparent devient ballet, mais aussi des créations sur mesure pour collectionneurs et institutions.

UTINAM, c’est d’abord une philosophie : jouer et déjouer les codes du temps pour “créer une nouvelle manière de concevoir et vivre le temps”. Le nom même, "utinam" (“si seulement…”), inspire une quête, une invitation à rêver. Philippe Lebru s’affranchit des carcans horlogers pour donner vie à des horloges monumentales –, des pendules au balancier apparent, mais aussi d’incroyables garde-temps de table ou de poignet : modèles Rupturiste fusionnant impression 3D et tradition, Météorite au cadran issu de poussière d’étoile vieux de 4,5 milliards d’années, séries limitées collaboratives réalisées avec le designer Alain Silberstein ou le street artist Pablito Zago.

La manufacture de la Grande Horlogerie UTINAM se distingue par des complications maîtresses : minute rétrograde, régulateur, réserve de marche 7 jours… La collection Ballastographe incarne la dernière évolution du mouvement suspendu exclusif, repoussant les limites de la mécanique horlogère contemporaine. Multiprimé (Grand Prix du Concours Lépine, Médaille d’or à Genève), l’atelier privilégie les éditions ultra-limitées, les collaborations insolites, et cultive la rencontre entre art, technologie et patrimoine.

UTINAM incarne finalement le renouveau du “nouveau Jura horloger”, revendiquant la place fondamentale de Besançon sur la scène internationale : une horlogerie créative, insoumise, profondément émotionnelle et tournée vers l’esprit de collection, l’audace et la transmission vivante du temps qui attire aujourd’hui collectionneurs férus d’originalité, musées et architectes passionnés de mécanique “sculpturale”.

 

Humbert-Droz : L’âme confidentielle de l’horlogerie bisontine

Ancrée au cœur de Besançon, Humbert-Droz est l’une des rares maisons horlogères françaises à avoir préservé, génération après génération, un authentique atelier artisanal au sein de la capitale comtoise. Marque familiale et indépendante, elle perpétue la tradition du "fait main" et du sur-mesure, associant des techniques héritées des grands maîtres horlogers et une adaptabilité moderne aux demandes de ses clients. Sous la direction de Ludovic Humbert-Droz, l’entreprise rayonne aujourd’hui par sa discrétion et par sa capacité à répondre à des projets variés : assemblage sur-mesure de séries limitées, restauration de pièces historiques, développement de modèles propres et collaborations industrielles avec des marques françaises ou suisses recherchant le savoir-faire bisontin.

C’est à Besançon, au 8 rue Jacquard, que l’atelier Humbert-Droz donne vie à ses montres. Ce lieu, ouvert aux curieux lors de rendez-vous privatifs, est un véritable laboratoire où chaque mouvement, chaque cadran et chaque finition sont pensés, contrôlés, et montés sur place par une équipe d’artisans passionnés. La Collection HD, ligne emblématique de la maison, puise son inspiration dans le patrimoine horloger franc-comtois : boîtiers robustes, mouvements fiables, finitions sobres et élégantes, elle s’adresse à une clientèle qui recherche la solidité et le raffinement du vrai "made in Besançon".

Le rayonnement d’Humbert-Droz ne s’arrête pas à ses montres. L’atelier joue également un rôle important dans la transmission des savoirs : il forme de jeunes horlogers, collabore avec des écoles techniques, et s’investit dans la restauration de mouvements patrimoniaux, renforçant ainsi son enracinement local et son engagement pour la pérennité du métier. Rare maison à proposer une expérience immersive à ses clients – qui peuvent assister au montage de leur propre montre –, Humbert-Droz s’impose comme le gardien d’une certaine idée de l’excellence discrète, fidèle à l’esprit besançon d’authenticité et de précision, loin des sirènes du marketing. Ses garde-temps sont des alliés du quotidien, conçus pour durer, transmettre et faire avancer la grande histoire du temps, à l’échelle d’un territoire d’exception.

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