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Quand Tiffany baptise la Tanzanite : histoire d’une pierre et d’une marque

Quand Tiffany baptise la Tanzanite : histoire d’une pierre et d’une marque

Plus rare que le diamant, la tanzanite n'existe qu'en un seul endroit au monde, au pied du Kilimandjaro, et doit autant à la magie de la savane tanzanienne qu'au flair marketing de Tiffany & Co, qui en fera en un un un mythe joaillier new-yorkais.


 

1967, de la savane à Merelani

L'histoire la plus souvent rapportée veut qu'en 1967, un berger masaï, Ali Juuyawatu, découvre par hasard des cristaux d'un bleu violacé dans les collines de Merelani, près d'Arusha, au nord de la Tanzanie. Longtemps pris pour des saphirs particulièrement vibrants, ces cristaux intriguants par leurs reflets changeants, oscillant du bleu au violet selon l'angle et la lumière, signe d'un minéral encore inconnu dans les vitrines occidentales.

Alerté, le prospecteur Manuel de Souza fait analyser ces pierres : il ne s'agit pas de saphir mais d'une variété de zoïsite jusque-là inexploitée, que les géologues finiront par reconnaître comme un nouveau joyau, strictement limité à ce petit couloir minier de Merelani. Cette localisation unique explique qu'on la considère aujourd'hui comme jusqu'à mille fois plus rare que le diamant, avec des réserves estimées à quelques dizaines de tonnes seulement et une perspective d'épuisement à l'échelle de quelques décennies.


 

1968, Tiffany & Co baptise le mythe

À New York, l'histoire prend un tournant décisif lorsqu'un lot de cette "zoïsite bleue" parvient sur le bureau d'Henry Platt, alors président de Tiffany & Co et petits-fils du fondateur. Fasciné par l'intensité du bleu, Platt aurait déclaré qu'il s'agissait de "la plus belle pierre bleue découverte depuis 2 000 ans", tout en jugeant le nom scientifique peu séduisant, voire difficile à vendre.

En 1968, Tiffany & Co rebaptise officiellement la gemme "tanzanite" en hommage à la Tanzanie, et négocie un accord pour en devenir le principal, voire exclusif, distributeur sur le marché américain. La maison lance alors une vaste campagne publicitaire, présentant la tanzanite comme une alternative moderne au saphir, rare, exotique et intimement liée à une terre africaine encore largement fantasmée par la clientèle internationale.

 


De New York aux vitrines du monde

Portée par le prestige de la maison new-yorkaise, la tanzanite s'impose en quelques années dans la haute joaillerie, d'abord dans les salons de Tiffany, puis chez d'autres créateurs séduits par son velouté bleu qui rivalise avec les saphirs du Cachemire.

Son caractère monogénique - une seule et unique région d'extraction au monde - nourrit le récit d'un trésor presque introuvable, mille fois plus rare que le diamant, qui confère à chaque bijou une aura de singularité et d'exclusivité.

Des bagues de fiançailles contemporaines aux parures de soirée, la tanzanite s'est progressivement imposée comme la pierre de collectionneurs avertis, sensibles à son histoire récente autant qu'à sa couleur changeante. En un peu plus d'un demi-siècle, le chemin qui mène des troupeaux masaïs à la 5e Avenue a fait de cette pierre née dans la poussière de Merelani un symbole d'alliance entre territoire, géologie et puissance de marque : un joyau dont l'identité reste indissociable du nom Tiffany & Co.

 

 

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